Au 31 mars 1994, la situation des liquidités de la société semblait bonne, de sorte qu'il n'y avait pas de raison de s'inquiéter de prime abord; mais cela était dû au fait que les avoirs des clients avaient été mélangés avec ceux de la société. Une fois le travail de révision commencé, à l'automne de l'année 1994, les carences comptables et financières sont apparues. Quelques mois plus tard, le conseil d'administration déposait le bilan de la société. On peut ainsi dire que, au moment où le conseil d'administration s'est rendu compte de la situation, il n'a pas tardé à aviser le juge et à déposer le bilan; il n'y a pas d'omission que l'on puisse lui reprocher sous cet angle.