S'agissant particulièrement de la responsabilité des organes de la société anonyme, lorsqu'il apparaît que le respect du devoir de diligence ou de fidélité n'aurait pas empêché la survenance du dommage, il faut en déduire qu'il n'y a pas de causalité naturelle entre le manquement et le dommage (Corboz, CR CO, n. 49 ad art. 754 CO et la référence citée). Dans un cas où les administrateurs avaient tardé à aviser le juge, la jurisprudence a admis que tout retard dans le prononcé de la faillite est, en règle générale, préjudiciable à la société obérée (TF 4P.305/2001 du 18 mars 2002