Enfin, quand bien même il avait été demandé à M.________, lors de l'assemblée générale du 7 décembre 1993, de cesser les opérations monétaires spéculatives, rien ne permet d'établir que le conseil d'administration aurait surveillé l'obéissance de l'administrateurdélégué aux consignes reçues. En définitive, ces violations sont nombreuses et touchent à des devoirs fondamentaux des administrateurs; elles constituent à l'évidence une faute grave. Celle-ci est cependant due à une inertie de J.________, d'O.________ et de M.________ dans la gestion de la société, de sorte qu'on ne saurait la qualifier d'intentionnelle.