Le jugement rendu par le Tribunal correctionnel de La Côte le 2 juin 2003 qui condamne cet administrateur pour abus de confiance qualifié corrobore d'ailleurs largement cette appréciation. Quand bien même le juge civil n'est pas lié par les considérations du juge pénal en matière de faute, force est de constater en l'espèce que les faits ayant abouti à la condamnation pénale de M.________ sont les mêmes que ceux qui conduisent la cour de céans à retenir qu'il a violé ses devoirs d'administrateur. Ainsi, non seulement il n'existe aucune raison de s'écarter de l'appréciation du juge pénal en la matière, mais en outre, même à l'aune d'un examen circonstancié des faits reprochés à M.________