La diligence due aurait commandé qu'ils s'inquiètent de cette constatation et qu'ils prennent des mesures efficaces; or, de telles mesures auraient nécessité que le conseil d'administration tienne séance, ce qui n'a jamais été le cas entre le mois d'avril 1992 et le mois de mars 1995. Certes, il est possible que des discussions informelles aient eu lieu entre les administrateurs, mais elles n'ont toutefois été ni alléguées, ni établies. L'eussent-elles été qu'elles n'auraient de toute manière pas été suffisantes pour satisfaire aux devoirs que la loi impose aux membres du conseil d'administration.