Les administrateurs et les personnes chargées de la gestion de la société ont également un devoir de fidélité (art. 717 al. 1 in fine CO). Ils ne doivent pas trahir les intérêts qui leur sont confiés. Par exemple, s'ils ont, dans le cadre de leur activité, prélevé un bien appartenant à la société ou reçu un bien lui étant destiné, ils doivent prouver que celui-ci est entré ou retourné dans le patrimoine social, ou encore qu'il a été utilisé dans l'intérêt de la société (TF 4C.155/2002 du 9 septembre 2002 c. 3). Le devoir de fidélité interdit notamment tout acte de gestion déloyale (Corboz, CR CO, n. 26 ad art. 754 CO et la référence citée).