3. Durant l'instruction, plusieurs expertises ont été réalisées tant pour déterminer si l'intimé avait commis une faute lors des opérations de 1990 et 1991 que pour évaluer les conséquences de ces opérations sur l'état psychique de la requérante. Le Dr L.________, psychiatre, a ainsi déposé un premier rapport d'expertise le 26 janvier 1998 dans lequel il concluait que la requérante souffrait d'une décompensation anxiodépressive grave d'une structure de personnalité névrotique de type hystéro-phobique, aux traits narcissiques, associé à un repli social important, secondaire à des séquelles de chirurgie plastique [cicatrices]. L'expert exposait notamment ce qui suit :