L'expert a en effet constaté, pour les années 1990 à 1993, une différence de 11,83 % entre les confirmations de commandes et les factures. Pour 1992, des commandes à concurrence de 2'020'973 fr. 50 ont disparu de l'état des commandes au 24 décembre 1992, tandis que des livraisons à concurrence de 757'473 fr. 15 ont été faites sans qu'elles puissent être mises en relation avec une commande. Le solde de ces mouvements opposés représente 1'263'500 francs. Selon l'expert, il peut s'agir aussi bien de pièces non fabriquées par la défenderesse que de commandes annulées par les clients. Il est par ailleurs constant que certaines annulations étaient liées à la longueur des délais de livraison.