Une comparaison des chiffres ressortant de ces documents permet de conclure que la défenderesse a probablement produit l'ensemble des factures émises pour ses clients italiens, voire "africains", pour la période du 1er mai 1989 au 31 décembre 1993 au moins (rapport I p. 4). Dans son rapport complémentaire, l'expert concède que seul l'examen de la comptabilité de la défenderesse permettrait de vérifier l'exactitude des chiffres de l'annexe 1 et des "contrôles commande". Il s'agit-là de documents informatifs uniquement, qui ne reflètent pas nécessairement le chiffre d'affaires réellement réalisé et ne doivent pas être considérés comme des documents comptables (rapport II p. 4).