e) Interrogé sur le délai fixé au 30 avril 1994 par la défenderesse à la demanderesse par courrier du 23 décembre 1993, l'expert considère que le fait d'arrêter la fabrication d'un produit a pour conséquence la mise en lieu sûr des outillages, le classement de la documentation et l'attribution de nouvelles tâches au personnel, en particulier à son encadrement technique, d'où la perte de savoir-faire. Le redémarrage d'une telle fabrication nécessite un nouvel apprentissage et une restructuration qui ne pouvaient pas être réalisés en l'espace de quatre mois. Cela est d'autant plus certain qu'un niveau de qualité optimum n'avait jamais été atteint.