L'expert confirme que, mathématiquement, pour une production de 300'000 mouvements par année durant dix ans, le bénéfice brut de chacune des deux parties aurait été de 21'000'000 fr. au minimum. Selon lui, la marge de bénéfice de 14 fr. aurait toutefois certainement diminué de moitié, au vu de la compression des prix souhaitée. L'expert prend en compte une quantité de 100'000 pièces par an durant dix ans avec une marge diminuée de 3 fr. 50 par mouvement pour chacune des deux parties et obtient un bénéfice de 3'500'000 francs. Compte tenu des investissements de la défenderesse, le bénéfice global manqué par celle-ci est de 2'625'000 francs.