Dans ces circonstances, même si l’on peut comprendre que la vive réaction de sa passagère ait suscité de l’émotion chez l’appelant, qui a lui-même perdu un enfant par le passé, et qu’il a pensé agir pour le bien de la fillette, il ne peut pas se prévaloir du fait qu’il n’ait pas saisi tous les détails de la situation pour justifier l’excès de vitesse commis. L’excès de vitesse n’ayant pas été commis en état de nécessité, l’appel doit donc être rejeté sur ce point et la condamnation de l’appelant pour violation grave des règles de la circulation routière confirmée. - 13 -