A cet égard, il y a lieu de relever que sa passagère pouvait rester en contact téléphonique avec sa fille aînée, voire même avec sa fille cadette, tout au long du parcours et qu’il lui était également possible, si l’état de santé de l’enfant devenait plus préoccupant, d’avertir la police ou une ambulance pour que celle-ci se rende sur place. L’excès de vitesse n’était donc en l’espèce ni un moyen nécessaire, ni un moyen proportionné pour préserver le bien juridique menacé. Le fait qu’après coup la blessure se soit avérée être une entorse très douloureuse n’est par ailleurs pas déterminant.