Il ne l'a cependant pas vu de près, comme il l'a expliqué (« quand j'ai appelé la police, je ne pouvais pas voir précisément à quoi ressemblait la personne qui conduisait », jgt, p. 6), ce qui permet de comprendre pourquoi il a aussi dit n'avoir « pas vu le monsieur avant aujourd'hui » (ibidem). Par ailleurs, on comprend que le témoin ne souhaitait pas être confronté au prévenu parce qu'il avait fait l'objet de menaces – peu importe par qui – et qu'il ne voulait pas se trouver dans une nouvelle situation susceptible de lui créer des « ennemis ». L'appelant ne prétend pas connaître le témoin, qui n'avait donc aucune raison de mentir.