Le Tribunal de police n'a pas ajouté foi à la version du prévenu, d'une part parce qu'il avait refusé de donner l'identité de son ami, d'autre part parce qu'un témoin avait vu la voiture s'arrêter au milieu de la chaussée, le conducteur sortir quelques instants, puis se réinstaller au volant pour se parquer quelques mètres plus loin. Le conducteur était si évidemment sous l'effet de l'alcool que le témoin avait appelé la police. Le Tribunal s'est enfin fondé sur les constatations de la police, savoir que le prévenu était seul au volant d'une voiture dont le moteur était chaud.