Dans ces conditions, on ne peut qu’admettre que le prévenu, qui se trouvait vraisemblablement dans un état de confusion profond, n’a pas compris ce qui lui arrivait. Il n’a ainsi pas, malgré quelques moments de lucidité, pu réaliser la gravité de l’état dans lequel il se trouvait, et donc qu’il était inapte à conduire, et n’a en aucun cas pu avoir eu la conscience et la volonté, ni même par dol éventuel, de commettre les accidents et l’ensemble des faits incriminés (cf. consid. C.2 supra). Tout au plus, seule une négligence aurait éventuellement pu être retenue à l’encontre de J.________, hormis pour les infraction et contravention prévues aux art. 91a al. 1 et 98 let.