En l’occurrence, le rapport d’expertise ne permet pas d’écarter la version des faits retenue par le tribunal. En effet, pour procéder à leurs simulations et parvenir à leurs conclusions, les experts ont pris en compte une distance séparant le poids-lourd de la voiture qui le précédait, qui circulaient sur la voie de droite avant le dépassement reproché à l’appelant, de 40 mètres. Or, les faits figurant dans l’ordonnance pénale du 14 juin 2018, valant acte d’accusation, de même que ceux retenus par le premier juge ne font pas mention d’une telle distance. Ils indiquent uniquement « un court espace sur la voie de droite », sans davantage de précision.