Il est établi que la remorque devait être déplacée avant 14 h 30 et que le prévenu avait déjà reçu des avertissements précédemment pour ne pas avoir respecté cette exigence. Or, en habitué de la place et de la conduite sans permis, le prévenu ne pouvait que savoir qu’il n’avait pas le droit de prendre le volant pour déplacer sa remorque. Cela ressort au demeurant de ses propres déclarations, dès lors qu’il affirme qu’il attendait sa mère qui était en retard. Il ne peut en conséquence être victime d’une erreur sur les faits. Le prévenu doit donc être condamné pour conduite sans autorisation au sens de l’art. 95 al. 1 let. b LCR.