Le fait de savoir s’il y avait ou non des ouvriers actifs sur le chantier au moment où l’appelant a commis son excès de vitesse n’est pas déterminant au vu des autres circonstances du cas d’espèce. Il s’agit d’une zone de chantier où les voies de circulation sont déplacées et rétrécies et la zone précède immédiatement un fly-over (P. 22), de sorte que l’endroit litigieux est dangereux par nature, ce d’autant que la seule différence de vitesse avec les autres usagers qui se conforment à la limitation de vitesse crée une mise en danger abstraite accrue. Partant, la condamnation de l’appelant pour violation grave des règles de la circulation routière doit être confirmée.