Son épouse y vit depuis son enfance et y a fait sa scolarité (P. 6/2). Certes, le prévenu n'a jamais eu le droit de travailler, mais ses revenus n'en deviennent pas illicites pour autant. Par ailleurs, rien ne permet de considérer que l'intéressé ne serait pas disposé, s'il retrouve du travail ou grâce à des économies, à payer la peine pécuniaire à laquelle il serait condamné. S'agissant du caractère dissuasif de la peine, on relève que les précédentes condamnations étaient assorties du sursis et n'ont ainsi pas été exécutées. Dans ces circonstances, une peine pécuniaire ferme pouvait être prononcée, contrairement à ce qui a été retenu en première instance.