Force est cependant de constater que rien dans le dossier n’indique que le prévenu aurait été avisé de ses droits procéduraux comme l’impose l’art. 158 al. 1 CP avant de remplir ce formulaire. Il n’est pas certain que le formulaire en question constitue une « première audition » au sens de l’article précité, puisque cette expression ne vaut que pour les interrogatoires durant lesquels les questions et les réponses sont consignées dans un procès-verbal, mais non pour les questions posées de manière informelle par la police qui tente de se faire une idée de la situation (Message du Conseil fédéral FF 2006 p. 1172).