Il ressort du rapport de police que c’est la police bernoise qui a informé le prévenu qu’un rapport de police serait établi, le 13 octobre 2015. C’est également probablement cette autorité qui a fait remplir la formule en question au prévenu qui, s’il avait des problèmes de compréhension, aurait pu poser des questions et obtenir une réponse en allemand. Le document est certes en français, mais chaque rubrique à remplir comporte aussi une traduction en allemand. Certes, la seule phrase qui n’est pas dans les deux langues est celle qui est justement litigieuse ici.