En l’occurrence, lorsque le prévenu a cru que sa femme était en danger, il aurait pu appeler une ambulance, voire même la permanence de gynécologie d’un hôpital. Ces services auraient été à même d’évaluer les risques encourus et seraient de toute évidence intervenus plus vite que le prévenu, qui n’a d’ailleurs pas hésité à chercher son supérieur pendant une dizaine de minutes. Enfin, cet appel aurait permis de le rassurer et évité qu’il conduise à plus de 43 km/h en dessus de la vitesse autorisée dans une localité, créant ainsi un danger pour autrui tout du moins de manière abstraite. Au regard de ces éléments, la condition de subsidiarité absolue découlant de l’art.