Même si cet élément n’est pas déterminant, force est de constater que l’appelant a fourni, dans son audition par la police, des explications variables sur le déroulement des faits, lesquelles sont au surplus incompatibles avec le constat des policiers exposé précédemment. Il a par exemple d’abord dit qu’il était demeuré stationné à [...] devant la banque [...] durant les quarante-cinq minutes précédant son interpellation puis a précisé qu’il était avec une amie, alors que la patrouille de police n’avait pas vu son véhicule lors de son passage à cet endroit peu avant, que les deux pots d’échappement coulaient et que le moteur de l’automobile était encore chaud.