En outre, l’appelant a globalement nié les faits qui lui étaient reprochés et a parlé de ses antécédents avec exactitude. Certes, on relève que l’appelant a été discourtois et grossier envers les policiers, mais cela doit surtout être mis sur le compte de l’énervement d’avoir été interpellé alors qu’il se savait en état d’ébriété, comme l’a mentionné le gendarme [...] lors de son témoignage aux débats de première instance. Dans ces circonstances, et malgré un taux d’alcoolémie élevé, l’appelant ne se trouvait pas dans un état d’inaptitude passagère, de sorte que c’est à bon droit que les policiers n’ont pas différé l’audition du 19 mars 2015.