C’est à tort que l’appelant affirme désormais le contraire. En effet, quand bien même il avait un taux d’alcoolémie de 1,97 g ‰ au moment des faits, soit près d’une heure avant l’audition, les policiers ont estimé avec raison que l’appelant était apte à défendre seul ses intérêts lors de l’interrogatoire du 19 mars 2015 et qu’il ne fallait donc pas l’ajourner. A la lecture du procès-verbal litigieux, on constate que l’appelant a répondu de manière cohérente et logique aux différentes questions des enquêteurs, qu’il a été capable de décrire le déroulement des événements avec précision et qu’il a rectifié à deux reprises des éléments de fait de manière précise.