La situation est d’autant plus inquiétante qu’à l’audience d’appel, le prévenu a revendiqué de continuer à boire de l’alcool à l’extérieur en prétendant qu’il s’agissait de continuer à sortir, tout comme il a, dans sa déclaration d’appel, admis « boire principalement dans un contexte festif (…) » (p. 3, 2e par, in initio). Peu importe dès lors que le psychiatre traitant ait paru ajouter foi aux dires de son patient selon lesquels cette consommation festive serait limitée à des réunions à son domicile (P. 38, ch. 1). Cette attitude, qui associe par principe la vie sociale à la consommation d’alcool, conforte le trouble de la personnalité mis en exergue par les psychiatres.