En d’autres termes, la version présentée en appel par l’intimé n’est pas crédible au vu en particulier de ses premières déclarations. En plus, rien ne l’empêchait de regagner son domicile après avoir parqué le véhicule au bord de la route – comme il l’a du reste fait sans difficulté notable en se faisant conduire par un tiers après l’embardée –, étant précisé qu’il ne fait pas froid au début septembre au pied du Jura. Ce qui précède exclut tout état de nécessité, indépendamment même des circonstances invoquées. Il n’y a dès lors pas d’actio modera in causa.