En 2016, par l’intermédiaire de son conseil, le prévenu s’est prévalu de l’identité d’F.________. Aux débats de première instance, il a soutenu vivre en Espagne depuis 2010 à tout le moins, au bénéfice d’une autorisation de séjour qui lui aurait été octroyée au bénéfice du regroupement familial. Il a dit être domicilié à Mataró, province de Barcelone, où il résiderait avec sa compagne, son fils et son père. Il a été au bénéfice d’un titre de séjour espagnol en vigueur jusqu’au 8 avril 2015; toutefois, ce document ne précise pas la date de son début de validité. Selon ses dires, l’intéressé ne perçoit aucune aide publique et vit de quelques revenus occasionnels.