Dans l’affaire portée devant la CEDH, la mère s’était vu privée de toute relation personnelle avec son fils dans le cadre d’une décision superprovisionnelle qui avait déployé ses effets durant cinq mois, « bien que les craintes concernant un danger pour l’enfant aient été rapidement dissipées », l’ensemble des médecins en charge de la famille ayant unanimement préconisé le rétablissement sans délai des relations personnelles entres les intéressés. Il a été considéré qu’un tel délai pour statuer de manière contradictoire n’était pas justifiable au vu de la nature sensible de l’affaire et que le processus décisionnel n’avait pas suffisamment protégé les intérêts de la mère.