Le degré de motivation dépend ainsi également de la complexité de l'affaire. En l'espèce, l'instruction de l'affaire a duré près d'une année, elle a engendré un dossier de l'ordre de 300 pages, sans compter les documents secrets et le rapport universitaire. Eu égard aux multiples griefs énoncés, une motivation de 10 lignes ne permettait pas d'aborder la totalité des problèmes soulevés. Déjà le seul usage de documents caviardés, voire non transmis (qu'ils soient au dossier ou hors dossier), atteste de la complexité certaine de la cause.