L’exemption de peine s’applique pour des infractions minimes et les faits reprochés à la prévenu ne le sont en tous cas pas ; au contraire le fait de leur avoir conféré la notion d’universalité de la poursuite pénale montre la volonté du législateur de porter ce type d’atteintes au niveau des infractions les plus graves qui existent dans le code pénal. IV. Au vu de la gravité de l’atteinte subie par les fillettes, qui va perdurer leurs vies durant, seule une peine privative de liberté aurait un sens, une peine pécuniaire n’en ayant de surcroit aucun vu la situation financière de la prévenue qui émarge aux services sociaux.