Cela explique certainement la conscience qu’avait la prévenue que l’excision n’est pas une bonne chose. De plus, le Tribunal n’arrive pas à croire que la prévenue ignorait totalement que cette pratique était interdite en Europe, si ce n’est en Suisse, continent où elle savait que son mari s’efforçait de faire venir sa famille. Le fait d’avoir fait pratiquer ces excisions juste avant de venir en Suisse renforce aussi cette conviction du Tribunal. IV.