Malgré le fait que l’interdiction soit apparemment difficilement appliquée, elle n’en existe pas moins dans la Constitution somalienne de 2012. Même peu instruite, illettrée comme le dit être la prévenue, le Tribunal doute qu’elle n’ait pas été au moins une fois confrontée à des campagnes, des informations sur les mutilations génitales féminines. L’excision des deux fillettes a été pratiquée à Mogadiscio, capitale du pays, ville de plus de 2 millions d’habitant-e-s ; si le Tribunal peut envisager que les campagnes d’information contre l’excision n’atteignent généralement pas les campagnes reculées, tel n’est en principe pas le cas des capitales de pays africains.