Le Tribunal n’a pas acquis la conviction qu’en faisant exciser ses filles, la prévenue ignorait totalement qu’elle commettait un acte répréhensible, qu’elle pensait dès lors être en droit d’agir comme elle l’a fait, ce qui pourrait donner lieu à une erreur inévitable. Même si elle a dit que selon elle, la loi permet l’excision en Somalie et qu’elle a dit ignorer que c’était interdit en Suisse, ces déclarations paraissent peu crédibles. Elle a tout d’abord dit savoir que l’excision était quelque chose de « pas bien ». Malgré le fait que l’interdiction soit apparemment difficilement appliquée, elle n’en existe pas moins dans la Constitution somalienne de 2012.