En l'espèce, le Tribunal est convaincu que la prévenue savait, avant l'excision de ses filles, qu’elle allait venir en Suisse. Son mari, dont elle n'a jamais prétendu avoir été séparée jusqu’à aujourd’hui – si ce n'est par une distance géographique – vivait en Suisse depuis des années (depuis son arrivée le 17 novembre 2008). Dans ses explications sur leurs départs d'Afrique, la prévenue indiqué qu'il était important que son « mari parte en premier car c’est lui qui était le plus menacé ». Son mari a également expliqué être parti avant, que la famille n’avait pas les moyens de partir tous ensemble, déclarant : « Je voulais faire venir ma famille en Suisse depuis que je suis ici.