Il est vrai que potentiellement – comme l’indiquait l’avocate de la prévenue – elle est aussi applicable à toutes les personnes qui sont installées en Suisse et qui ont fait exciser leurs filles après le 1er juillet 2012, que ce soit avant de venir en Suisse ou après, que cela ait été fait sur sol suisse ou non. Telle est bien la volonté du législateur et cela n’a rien de choquant dans le contexte précédemment expliqué d’adoption pleinement consciente de la norme en question. Cela correspond aussi à la mesure de l’infraction et du combat que la Suisse souhaite mener contre cette pratique.