n’exige pas que l’auteur soit établi en Suisse, même les personnes qui y séjournent brièvement, voire y sont en transit, pourront être poursuivies » ; le gouvernement a précisé plus loin qu’il souscrivait à la réglementation proposée (Avis du Conseil fédéral, FF 2010 p. 5154). Même si certains auteurs critiquent cette interprétation (Commentaire Bâlois, ad art. 124, Nr. 47), il n’en demeure pas moins que les travaux parlementaires susmentionnés montrent la volonté du législateur de ne pas seulement viser les parents vivant en Suisse, qui envoient leurs filles aux pays afin d’y être excisées, mais également d’incriminer toutes personnes qui ne feraient que passer par notre pays.