Il doit exister un rapport de causalité entre le comportement motivant de l’instigatrice et la décision de l’instiguée à commettre l’acte. L’instigation implique une influence psychique ou intellectuelle directe sur la formation de la volonté d’autrui. Il n’y a pas d’instigation possible si l’auteure était déjà décidée à commettre un acte déterminé (PetitCom, op. cit., n° 2). Si l’infraction a été commise, l’instigatrice encourt la peine applicable à l’auteure (art. 24 al. 1 CP). c) La distinction entre coauteure et instigatrice n’a aucune influence sur la peine puisque dans un cas comme dans l’autre, la personne est punissable comme si elle avait elle-même directement commis l’infraction.