{"Signatur": "NE_TR_002", "Spider": "NE_Omni", "Sprache": "fr", "Datum": "2018-07-12", "HTML": {"Datei": "NE_Omni/NE_TR_002_POL-2018-116_2018-07-12.html", "URL": "https://jurisprudence.ne.ch/scripts/omnisapi.dll?OmnisPlatform=WINDOWS&WebServerUrl=&WebServerScript=/scripts/omnisapi.dll&OmnisLibrary=JURISWEB&OmnisClass=rtFindinfoWebHtmlService&OmnisServer=JURISWEB,7000&Parametername=NEWEB&Schema=NE_WEB&Source=&Aufruf=getMarkupDocument&cSprache=FRE&nF30_KEY=8660&W10_KEY=1984982&nTrefferzeile=306&Template=search_result_document.html", "Checksum": "31c76b9e6f9d3f748fd6e020a2eae763"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["POL.2018.116", "EXT.2018.1"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Neuchâtel Tribunaux régional - Pénal 12.07.2018 POL.2018.116 (EXT.2018.1)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Neuenburg  "}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Neuchâtel Tribunaux régional - Pénal "}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Neuchâtel  "}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Excision. 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Il me semble que c’était au printemps mais je n’en suis pas sûre. Une fois qu’ils ont fait l’excision, elle a eu trois points de suture. Elle a eu une piqûre pour être anesthésiée, au début de l’opération. L’excision était complète. Ils ont tout enlevé, c’est pour cette raison qu’il y a eu des points de suture. Ils ont laissé un petit trou. Par la suite, il n’y a pas eu de complications, elle n’a pas eu d’infection. Cela a duré trois jours, le quatrième jour elle jouait déjà avec les autres enfants. Au début, elle prenait des antibiotiques et de la pommade. Comme c’est la première fois que je voyais cette dame, je ne peux pas vous dire si elle avait des connaissances médicales. Mais la coutume est d’aller chercher à la pharmacie tous les médicaments nécessaires une fois que l’opération a eu lieu. Je n’ai pas assisté à l’opération car je ne supportais pas. Mais je sais que la dame avait des ciseaux à la main et une petite aiguille pour la suture. […] L’opération s’est faite dans une petite chambre. Sans système d’hygiène car cela n’existe pas. Cela a été fait par terre, sur un matelas. Pour D.________, c’était différent. Elle n’a pas eu de point de suture. Elle a fait le minimum. Elle a juste été coupée un petit peu. Elle a saigné quelques jours puis c’était terminé. C’était il y a environ 2 ans et demi. D.________ a aussi eu des antibiotiques et de la pommade, comme sa sœur. D.________ n’a pas eu la même opération que sa sœur car il existe plusieurs façons de faire et j’ai choisi de faire de deux façons différentes pour mes filles. Il n’y a pas de raisons particulières ». Après avoir décrit physiquement la femme qui a excisé ses filles, elle a ajouté : « Quand j’ai amené mes filles chez cette dame, elles ne savaient pas pourquoi c’était et elles n’étaient même pas d’accord. Elles ont été endormies localement. Maintenant, mes filles vont bien et n’ont pas remarqué de différence. Je regrette beaucoup d’avoir fait ça, mes filles ne sont pas contentes. Je ne conseillerais en tous cas personne de faire ça ».\nConcernant son mari, la prévenue a d’abord prétendu n’avoir jamais parlé de l’excision avec lui, ne lui avoir rien demandé, car en Somalie, ce sont les femmes qui décident de ce genre de choses, qu’elle n’avait pas besoin de solliciter une autorisation de son mari, que celui-ci a été très fâché quand il l’a appris et qu’il est contre l’excision ; elle a plus loin admis en avoir parlé avec lui au téléphone il y a des années, qu’à ce moment-là, c’était déjà fait pour C.________ mais qu’elle l’a ensuite quand même fait pour D.________. Elle a expliqué qu’en Somalie, les filles qui ne sont pas excisées sont considérées comme des filles faciles et qu’elle ne voulait pas que ses filles lui reprochent par la suite de ne pas les avoir exciser et qu’elles passent pour des prostituées. Elle a admis être elle-même excisée expliquant que « [q]uand j’étais enfant, je voyais mes copines excisées et c’est moi qui ai demandé à ma mère afin que je sois aussi excisée. Je ne voulais pas que mes copines se moquent de moi. Mais je sais que c’est quelque chose qui n’est pas bien ».\n6. Le 9 mars 2018, un acte d’accusation a été transmis au Tribunal de céans, contenant l’énoncé des faits suivants :\nMutilation d'organes génitaux féminins (article 124/24 CP)\nà Mogadiscio/Somalie, dans la commune de H.________, en Ethiopie, et en tout autre endroit\nentre le 1er janvier 2013 et le mois de novembre 2015,\ninstiguant une personne, dénommée \"Kadra\",\nà mutiler les organes génitaux de ses deux filles,\nrespectivement à pratiquer une excision totale ou quasi-totale (infibulation, soit une mutilation génitale de type III) sur sa fille C.________ (née en 2006)\net une ablation clitoridienne partielle (excision du prépuce associée à une amputation partielle du clitoris, soit une mutilation génitale de type I) sur sa fille D.________ (née en .2007),\ncompromettant ainsi gravement et durablement la fonction naturelle de leurs organes génitaux, respectivement portant ainsi grièvement et durablement atteinte à leurs fonctions essentielles"}