Depuis la première – et seule – discussion au sujet du suicide que le prévenu ait eu avec son patient, que de surcroit il ne suivait pas régulièrement, jusqu’à la prescription de pentobarbital, huit jours se sont déroulés, le décès étant survenu le neuvième jour. La Cour européenne des droits de l’homme a souligné que plus grave est le dommage encouru, plus grand sera le poids des considérations de santé et de sécurité publique par rapport à l’autonomie personnelle (arrêt Pretty, voir sous ch. IV.