Ces jurisprudence ont précisé ce que la Cour avait déjà posé précédemment dans son arrêt Pretty c/ Royaume-Uni (n° 2346/02 du 29 avril 2002), la Grande Chambre ayant écrit qu’« à une époque où l’on assiste à une sophistication médicale croissante et à une augmentation de l’espérance de vie, de nombreuses personnes redoutent qu’on ne les force à se maintenir en vie jusqu’à un âge très avancé ou dans un état de grave délabrement physique ou mental aux antipodes de la perception aiguë qu’elles ont d’elles-mêmes et de leur identité personnelle » (§ 65 de l’arrêt Pretty c/ Royaume-Uni). Plus loin, la Cour a relevé que « les Etats ont le droit de contrôler, au travers de l'application du droit