Il est dès lors impossible d'établir que le prévenu avait une connaissance de l’état de santé de son patient ; il n’en avait qu’une supputation, qui était certes forte, mais lui-même n’a pas exclu l’existence d’une autre cause à ces faux besoins. Devant la détermination affichée de A. , le prévenu a accepté comme un fait connu le diagnostic qu’il a posé sur la base de la seule anamnèse, se dispensant, vu le refus de son patient, d’investiguer d’avantage. Aurait-il procédé de la même manière par exemple dans le cas d’un patient fumeur, convaincu qu’il a le cancer des poumons, refusant des investigations supplémentaires et demandant d’être immédiatement traité par chimiothérapie ?