En droit I. Selon l’acte d’accusation du 11 octobre 2011, il est reproché au prévenu d’avoir prescrit la substance létale sans avoir objectivement établi que son patient était atteint d’une maladie qui permettait de le considérer en proche fin de vie, n’ayant basé son diagnostic que sur l’anamnèse menée avec le patient, ce dernier refusant toute mesure diagnostique. Les infractions visées sont principalement les articles 26 et 86 al. 1 lit. a. de la loi fédérale sur les médicaments et dispositifs médicaux (Loi sur les Produits Thérapeutiques, LPTh), subsidiairement les articles 11 al. 1 et 20 al. 1 LStup et plus subsidiairement les articles 61 et 122 de la loi cantonale de santé (LS). a)