Se fondant sur les mêmes témoignages, le tribunal est également convaincu que ces souffrances, que Y. a elle-même qualifiées d’intolérables tant physiquement que psychiquement, ne pouvaient pas être soulagées par des soins palliatifs. Il est enfin certain que Y. serait décédée des suites de sa maladie dans un avenir proche tant l’évolution de celle-ci à été rapide dans son cas. Comme il l’a déjà mentionné plus haut, le tribunal retient que Y., en pleine possession de ses facultés mentales, a exprimé de manière non équivoque la volonté de mourir et qu’elle n’était, au vu du déroulement des derniers instants de sa vie, plus en état de réaliser cette volonté par elle-même.