En l’espèce, le tribunal est convaincu, compte tenu notamment de la description qu’en on fait les Dr. I. et H., que la maladie dont Y. était atteinte, la sclérose latérale amyotrophique, constitue bien une maladie incurable causant de terribles souffrances et une perte de dignité (cf. également l’appréciation factuelle des conséquences de cette maladie effectuée par la Cour EDH, Pretty c. Royaume-Uni, n° 2346/02, § 7 ss, CEDH 2002-III). Se fondant sur les mêmes témoignages, le tribunal est également convaincu que ces souffrances, que Y. a elle-même qualifiées d’intolérables tant physiquement que psychiquement, ne pouvaient pas être soulagées par des soins palliatifs.