Elle ajoute que la frontière entre les personnes qui sont en mesure de se suicider sans aide et celles qui en sont incapables « est souvent très étroite, et tenter d'inscrire dans la loi une exception pour les personnes jugées ne pas être à même de se suicider ébranlerait sérieusement la protection de la vie que la loi de 1961 [sur le suicide] a entendu consacrer et augmenterait de manière significative le risque d'abus » (Pretty c. Royaume-Uni, n° 2346/02, § 89, CEDH 2002-III). Il faut ici préciser que la loi britannique, contrairement à l’article 115 CP, interdit toute forme d’assistance au suicide.