Dans ce contexte, il est raisonnable de considérer que X. était intimement convaincue que Y. souhaitait avec insistance recevoir la mort. Le tribunal retient dès lors que c’est bien à la demande sérieuse et instante de Y. que X. a libéré la perfusion contenant la solution létale. Le tribunal retient enfin que X. était bien animée d’un sentiment digne de considération dans la mesure où elle a agi pour mettre fin aux souffrances physiques et psychiques de Y. Les conditions d’application de l’article 114 CP sont ainsi remplies. 3.