Le geste de X. est intervenu dans le cadre de l’assistance au suicide que Y. avait sollicitée auprès de l’association Exit. Le tribunal n’a pas de doute quant à la ferme volonté de Y. de mettre fin à ses jours, volonté qu’elle a exprimée à plusieurs reprises dans les mois qui ont précédés son décès et jusqu’au dernier instant de sa vie. Il n’existe pas non plus de doute quant à la capacité de discernement de Y. le jour de son décès, ainsi qu’en a attesté son médecin traitant. Dans ce contexte, il est raisonnable de considérer que X. était intimement convaincue que Y. souhaitait avec insistance recevoir la mort.