L’auteur doit enfin être mû par un sentiment digne de considération, telle que la volonté de mettre fin aux souffrances ou aux tourments de la victime (Corboz, op. cit., p. 56). c) X., par la voie de son mandataire, estime que son acte ne relève pas du meurtre sur la demande de la victime (art. 114 CP) mais de l’assistance au suicide, laquelle ne constitue pas une infraction, au sens de l’article 115 CP, dès lors que l’auteur n’est pas poussé par un mobile égoïste. La doctrine distingue le meurtre sur la demande de la victime de l’assistance au suicide en se fondant sur le critère de la maîtrise effective de l’acte (en allemand : Tatherrschaft).